Portraits des peuples premiers

C’est en arrivant en Suisse en 2019 que j’ai rencontré les peuples « racines » et que j’en suis tombée amoureuse. Je participais alors à une semaine de rencontres avec des chamans et des chefs de tribus à Arolla. Le but était d’échanger sur notre lien à la nature et sur les dangers de nos modes de vie qui menacent aujourd’hui nos écosystèmes. J’ai pu mesurer la profonde humanité des personnes qui étaient venues nous parler de leur culture. Leur relation à la forêt, aux savoirs des plantes, à l’eau est inestimable. Leur rôle est immense dans la sauvegarde et la préservation de notre planète. Leur comportement respectueux et écologique est un exemple pour nous, Occidentaux, et toutes les civilisations en développement économique. Après Arolla, j’ai eu la chance à plusieurs reprises d’héberger en Suisse des ambassadeurs et ambassadrices de la forêt amazonienne tels que Ninawa, Marishöri, Renato et Juma Xipaia et d’autres. J’ai été très heureuse de les rencontrer personnellement et cela m’a donné envie de faire leurs portraits pour porter leurs voix et leurs regards si profonds et intenses sur le devant de la scène. Des regards dans lesquels on peut lire une profonde inquiétude, leur désarroi face à notre inertie climatique et écologique, leur sagesse. Aujourd’hui je soutiens plusieurs projets de reforestation et de rachat de terres. Je crois que c’est un sujet crucial.


Peindre le portrait de femmes et d’hommes des peuples autochtones est une manière puissante de célébrer leur contribution à la préservation de leurs culture, de leurs droits et de leurs terres. Elles et ils sont une source puissante d’inspiration. Et de transmission. Dépositaires des sagesses ancestrales, ce sont les guides dont notre monde a besoin aujourd’hui pour faire face aux nouveaux défis.